Je dirais bien à quelle page j'ai écrit ça il y a quelques mois ou même année, mais je n'ai pas envie de relire ce blog. Ce soir, séance psy où j'ai redétaillé le départ de mon ex, les cris de "horreur", "désespoir", "angoisse" enfin les cris de mes enfants dans cette pièce quand leur père leur a expliqué qu'il partait, mon attente assise dans ce couloir à les écouter pleurer... il a fallu que je m'assoie sur un mur avant de reprendre la voiture. dur de replonger la dedans. facile de comprendre pourquoi je ne veux plus entendre de pleurs et que je me fais bouffer par mes ados... Alors que je sais très bien qu'ils ne pleureront pas comme ça si je vais contre leurs désirs car ils sont grands. Mais plus jamais je ne veux entendre ça. Pour eux, et pour moi. Le déchirement de ces cris... on dirait que mon coeur saigne tellement c'est douloureux.

Pourtant, il faut que je dise non, il faut que je lutte, même si pour l'instant je n'en ai ni la force, ni le courage, ni l'envie. Personne ne peut m'aider, même pas M.Kelkun, qui justement, adopte l'attitude que je devrais également adopter et qui forcément me déstabilise complètement en faisant les remarques appropriés à mes enfants.

Le psy a raison. Le mal est là, la douleur est là, et je n'ai pas tourné la page. Garder la bonne attitude avec les enfants, et regarder devant même si derrière me hante et puis le faire disparaitre. Juste à trouver comment.