Quand on divorce, la sphère d'amis éclate et on met du temps à retrouver un certatin équilibre. Dans mon cas, il n'y a pas eu d'éclatement. J'ai gardé tous les amis communs proches. Et j'avoue qu'ils m'ont bien aidé les mois qui ont suivi la séparation, que ce soit d'ordre matériel, psychologique, le groupe s'est resserré autour de moi et des enfants. Et puis les années passent, et M.Kelkun apparait... Et les amis lèvent un peu le pied.

Le côté positif de M.Kelkun essaie de m'expliquer que si je ne suis plus invitée aux petites bouffes de mes amis proches qui se faisaient avec mon ex, c'est normal. Si mes amies vont au ciné, ou se balader sans moi c'est normal. Si mes textos restent sans réponses, c'est qu'il y a eu un problème de tel. Si ça ne gêne personne d'accepter une invit pour le réveillon chez quelqu'un qui ne m'invite pas, c'est qu'ils pensaient que j'étais prise. Si mes amis proches vont à la fête de la musique ensembles sans me le dire, c'est pas grâve.

Bien sûr, quand j'explique que je n'ai des textos que quand ça les arrange, il dit que je suis parano... "Salut, tu peux me récup Lulu et me le poser au boulot demain ?" "cc, t'as le numéro de tel de trucmuche ?" "au fait, tu peux garder Lola si mes parents ne peuvent pas ?" "hello, tu es là cet aprem, on voulait t'emprunter ta piscine ?" "je fais une soirée tupp, tu viens acheter qqchose ?" "ça te dit de venir à machin avec les enfants, Sophie ne peut pas "

Lulu a changé d'école... Plus de textos

Lola a son papy et sa mamie... plus de textos

3 semaines d'arrêt maladie, pas un texto... pas une visite...pas un "mais qu'est-ce-qui se passe ?" ni un "tu veux qu'on prenne tes loustics une journée ?"

Le pire dans tout ça, c'est que personne ne s'en rend compte à mon avis. Je suis là en tant que belle-soeur, c'est bien. Le reste, je ne suis plus une amie. Même pour mes ex amis qui passaient un dimanche sur deux boire le café. Je me sens terriblement seule. Je m'accroche à des personnes qui ne me voient absolument pas comme une amies chères. Alors que pour moi elles l'étaient. Fait chier.