La rechute de ces 15 derniers jours m'ont remis dans un état de stress terrible. Mais je tenais bon car Tilou allait voir le pédopsy et j'en attendais beaucoup. Nous l'avions vu une fois il y a quelques semaines. Et Tilou devait se retrouver seul devant. Je lui ai expliqué que cette personne était là pour nous aider et qu'il devait lui faire confiance et lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur.

Le résultat a été catastrophique. Il a pleuré tellement en arrivant à la voiture... En résumé, il m'a expliqué qu'il avait remis en cause ses propos, du genre "tu as mal entendu, tu as mal compris"... Ensuite il m'a remis en cause moi en disant que j'avais vraiment un problème (parce que je m'inquiétais pour l'hospitalisation d'un proche), puis il m'a attribué des propos que je n'ai jamais tenu :"maman a dit que tu n'avais pas envie d'aller chez papa, mais que tu étais très content quand même..." en certifiant que je le lui avait dit. Il a fusillé tous ses espoirs en lui expliquant qu'il pouvait écrire au juge mais qu'on ne l'écouterait pas car il était trop petit. Et pour couronner le tout, il a repris les paroles fétiches de son père : "il est ton père... C'est la loi, tu es obligé d'y aller, il faut appliquer la loi."

Depuis, il est tout perdu. Il m'a même demandé si ce psy était avec nous ou avec papa. Peut-être a-t-il voulu faire un électrochoc pour le faire réagir? En tout cas, depuis, il a repris ses insomnies qu'il n'avait plus depuis 2 mois. Et je n'ai aucune explication de tout ça avant mercredi prochain. C'est la fête. Aujourd'hui, réveillés depuis les 5h, il se sent mal. Mon ado, elle, fait sa crise de jalousie. Bin oui, je la délaisse. Seulement quand il faut m'aider à débarasser ou à autre chose, elle fait le minimum du minimum et s'en va. Bin non j'irai pas acheter de portable, ni de survet...

Bien entendu, je me sens mal, je gère avec une grande douleur intérieure, et je me sens terriblement seule car je le suis. M.Kelkun n'arrivant que dimanche soir, je ne peux pas m'appuyer sur lui les 5jours et demi qui restent. Bref, je ne vois plus la lumière au bout du tunnel, je pleure. Je n'ai que ce que je mérite.